Pour le meilleur et pour le pire

Publié le par Laurageai

Mano et Henry

On voit encore combien ils furent autrefois beaux

Elle et lui, parvenus aux confins de leurs jours,

Tendres, inséparables et séparés bientôt,

Avant d’être à nouveau réunis pour toujours.

 

Ils s’en iront d’abord, nous laissant quelques temps,

Profiter ici-bas de nos derniers étés,

Ils s’en iront là bas, dans ce grand cœur battant,

Qui pulse toute vie depuis l’éternité.

 

Parmi nous, cependant, ils s’attardent un peu,

Dans la lumière dorée de leur joli jardin,

Leur amour nous réchauffe de ses paisibles feux,

Et remet à plus tard le deuil et le chagrin.

 

Avec eux nous parlons des souvenirs heureux,

Les rangeons, les plions, pour mieux les emporter,

Quand il faudra partir pour aller devant Dieu,

Tout ce que nous aimions déposer à ses pieds.

 

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