La maison que j'aimais

Publié le par Laurageai

    Krasnoïe après la pluie

Le jour où nous devons vendre notre maison,

Celle de notre enfance ou de notre bonheur,

Avec elle souvent c’est une moitié de cœur

Qu’au bureau du notaire tristement nous laissons.

 

Les ombres et les rayons, les arbres et les fleurs,

Les douces rêveries dans le vent de l’été,

Et les fruits de l’automne que l’on va ramasser,

Sous les éclats dorés d’un soleil enjôleur.

 

Aux trousses de l’orage, les nuées en déroute

Qui s’en vont trébuchant dans leurs lourdes bannières,

Jetant de part et d’autre d’un fleuve de lumière

L’or, le sang, les joyaux qui parsèment leur route.

 

Et l’église en partance sur l’océan des prés,

S’arrachant de la terre pour monter tout là haut,

Nous attendre au-delà des portes du tombeau,

Avec ce qu’ici bas nous avons tant aimé.

Publié dans Plus au nord - poèmes

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